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Je veille… culturelle !

« Veuillez accepter nos conditions » : la fabrique du consentement chez Facebook (et les moyens d’y mettre fin)

Une fois n’est pas coutume, je « reblog » cet article fort éclairant de S.I.Lex sur la mise à jour des conditions d’utilisation de Facebook. Soyez vigilant·e·s en mettant à jour vos « préférences », qui comme vous le verrez sont un peu forcées…

- S.I.Lex -

Facebook s’y était engagé cette semaine et cela s’est produit hier : des millions d’utilisateurs en Europe ont reçu un mail de la plateforme les invitant à accepter les nouveaux paramètres de confidentialité mis en place pour de se mettre en conformité avec le Règlement Général de Protection des Données (RGPD) qui entrera en vigueur le mois prochain. Le message était intitulé « Veuillez accepter nos conditions d’utilisation avant le 25 mai pour continuer à utiliser Facebook » et en elle-même, cette formulation est problématique, car elle revient une nouvelle fois à exercer sur les utilisateurs une forme de « chantage au service ».

L’interprétation de la notion de « consentement libre et éclairé » va être centrale dans l’application du RGPD.

Alors que le scandale Cambridge Analytica est encore dans tous les esprits, Facebook a déployé beaucoup d’efforts pour tenter de rassurer ses utilisateurs européens, allant jusqu’à acheter des publicités en pleine page

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Petite sélection féministe pour les nuls·les, le retour !

Salut la compagnie ! Je sors de mon sommeil pour vous partager quelques dernières lectures qui traitent de féminisme. J’en ai moins sous le coude que l’an dernier mais 2017 a quand même été l’occasion de faire quelques découvertes intéressantes. Cette fois que des BD, d’une part parce que c’est ce que je lis essentiellement et puis euh ben je peux pas dire pour le reste de la production.

Manifeste féministe contre les diktats sexuels d’Ovidie et Diglee

libres Ovidie, réalisatrice féministe, et Diglee, dessinatrice qui a déjà montré son intérêt grandissant pour la question du féminisme, se sont associées pour créer ce manifeste grand public. A titre personnel je ne peux pas dire que j’y ait appris grand chose mais je pense qu’il diffuse néanmoins une pensée positive de la sexualité féminine en abordant diverses thématiques telles que le rapport à la pilosité, la sodomie, l’homosexualité, les soi-disant bienfaits du sperme, etc. Dans un langage franc Ovidie nous montre comment l’on essaye de construire une image normée du sexe et de la sexualité féminine, avant tout dans la séduction et la soumission plutôt que l’acceptation et l’action. Les planches de Diglee viennent illustrer ses propos avec humour.

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Neutralité du net : une affaire à suivre !

Après des mois d’hibernation, je sors enfin de ma grotte (pourtant, c’est presque l’hiver me direz-vous) ! Il n’y a pas si longtemps que je sais ce qu’est la neutralité du net. Et à vrai dire son application me semblait assez couler de source. Mais il faut aussi dire que je si sa définition était claire, je ne percevais pas les enjeux essentiels derrière ces trois petits mots. Le vote de l’agence fédérale des communications des Etats-Unis (Federal Communications Commission) la semaine passée abrogeant la neutralité du net me semble l’occasion de revenir sur celle-ci, considérée par beaucoup comme valeur fondatrice d’internet.

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Pourquoi la Passe-miroir commence à me prendre le choux

Hello la compagnie ! Il fait beau, il fait chaud, les vacances arrivent ou sont passées par là, quel meilleur moment pour la traditionnelle lecture plaisir, celle qui ne prend pas la tête comme on dit ?

En ce qui me concerne j’ai mis à profit mon temps pour lire le dernier tome de la Passe-miroir de Christelle Dabos. Vous savez, LA nouvelle série fantasy jeunesse française (le premier tome a tout de même quelques années maintenant). Celle que Gallimard n’hésite plus à comparer à notre petit Potter. C’est pourquoi je me décide à vous pondre ce petit billet car je suis assez agacée.

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Qu’est-ce qui cloche dans cette sympathique tétralogie qui caracole au top des ventes ? Qu’est-ce qui me dérange ? Et bien tout d’abord je tiens à dire qu’il s’agit d’une série portée par les professionnels·les du livre, libraires et bibliothécaires depuis sa sortie, ce qui m’a poussé à une certaine exigence.

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Bibliothèque : maillon faible de la chaîne du livre ?

Salut la compagnie ! Bon je suis clairement à la bourre par rapport à mon programme, mais comme on dit, mieux vaut tard que jamais… Aujourd’hui je voudrais vous parler de cette épée de Damoclès qui plane au-dessus de nos têtes de bibliothécaires. Je veux parler de l’entrée fracassante de la SCELF dans le décors des bibliothèques : la Société Civile des Editeurs de Langue Française. Il y a quelques mois encore, j’ignorais tout de cette structure, et vous aussi certainement. Et pour cause, on n’avait pas grand chose à voir avec cette société.

Or, elle est désormais chargée de collecter les droits d’auteurs sur les lectures publiques en lieu et place de la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques). Il s’agit d’une société qui regroupe les plus gros éditeurs français. Soit, jusque là pas de quoi s’affoler me direz-vous. Sauf que, sauf que… En reprenant ce rôle, la SCELF s’est fendu d’un courrier aux mairies en novembre dernier, notamment pour leur dire que désormais toute lecture publique fera l’objet d’une tarification et d’une demande préalable aux éditeurs, ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent.

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Désherbage, sujet sensible !

Salut mes vilains petits rats ! Je rebondis sur un article qui a remué la réseau-sphère la semaine passée, tant le grand public que les professionnels, pour vous faire un petit point sur le mal-aimé désherbage.

Je veux parler de cette honteuse bibliothèque universitaire qui a eu le culot de pilonner

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des livres et d’interdire aux étudiants de les récupérer. Le « scandale » paru dans la Nouvelle république et repris dans plusieurs journaux locaux a tout de même été partagé plus de 1000 fois depuis la page de la Demeure du chaos, sans parler des groupes de bibliothécaires, libraires, lecteurs sur Facebook et Twitter… C’est dire si le sujet est allergène pour le public.

« Désherber », mais qu’est-ce donc là ? Derrière ce vocable jardinier, se cache en effet une pratique presque tabou du bibliothécaire. L’enssib nous en donne la définition suivante :  Le désherbage consiste à retirer des rayonnages en magasin ou en libre-accès les documents qui ne peuvent plus être proposés au public. Oui, vous l’aurez compris, les bibliothécaires jettent des livres (enfin, pas que, mais ça on verra plus tard).

Mais tout d’abord jetons un oeil aux réactions que peuvent susciter un pilon massif chez le public.

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Petite sélection féministe pour les nuls·les

Article opportuniste s’il en est, je profite de la fameuse journée des droits des femmes  (et non journée de la femme s’il vous plaît) pour vous proposer une petite sélection d’ouvrages récents en mode « féminisme pour les nuls·les ». Pas mal de BD et un essai pour vous immerger dans les problématiques actuelles des femmes qui m’ont marquées.

Parce que fort heureusement (ou malheureusement selon le point de vue) le sujet s’est pas mal développé ces dernières années.  La mobilisation de chacun·e est en effet importante car tout indique que dans le combat pour l’égalité ce sont les mentalités les plus longues à changer. Inutile de vous faire un topo sur les salaires, le plafond de verre, la culture du viol, le droit à l’avortement, l’éternelle culpabilité féminine, les mariages forcés, l’excision, les média s’en chargeront pour moi.

Personnellement c’est par petites touches que mon attention à la condition des femmes (la mienne au passage) s’est aiguisée. Et une fois qu’on a ouvert les yeux sur certains phénomènes, il est dur de les refermer…

Voici donc du plus « grand public » au plus « pointu » six livres que je conseille à toute personne néophyte (j’adore ce mot). Il en manque ? N’hésitez pas à partager vos incontournables !

Nous sommes tous des féministes de Chimamanda Ngozi Adichie

Ce discours de l’écrivaine africaine Chimamanda Ngozi Adichie est une petite pépite qui parlera à chacun·e. En une cinquantaine de pages elle a su trouver les mots pour nous dire pourquoi aujourd’hui le féminisme doit continuer d’exister et doit être l’affaire de tou·te·s. C’est lu en une petite demi-heure, avec le plaisir d’un récit plein d’anecdotes convaincantes. Si vous ne le trouvez pas en bibliothèque, il ne coûte que 2€ alors pas d’excuse ! L’écrivaine a d’ailleurs récidivé avec une lettre à une amie sur l’éducation féministe des  petites filles.

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Alerte aux fausses infos !

Internet nous donne accès à des myriades d’informations aux sources variées et parfois, il faut le dire, foireuses. Le pire des cas étant l’intox malveillante pure et dure. Ces dernières semaines ont vu remonter pas mal d’initiatives des média pour endiguer la menace des fausses infos (autrefois appelées rumeurs) et sites peu fiables.

Pas mal d’articles sont parus sur le sujet, vous trouverez donc ici une synthèse des possibilités actuelles pour lutter contre ce fléau informationnel.

Se mobiliser contre les « fake news »

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Les fausses infos ont toujours existé, mais elles sont aujourd’hui d’autant plus pénibles qu’elles se diffusent vitesse grand V et que l’on a la fâcheuse tendance en tant qu’internaute à croire tout ce que est dit en ligne alors que n’importe qui peut ouvrir un site, poster une vidéo, bref : s’exprimer. Qu’on le dise donc une bonne fois pour toute : ne pas prendre pour argent comptant une information simplement parce qu’on la lit ou qu’une de nos connaissances la diffuse.

Je dois dire que ce sujet m’interpelle personnellement car il m’est arrivé de vérifier les sources de publications Facebook d’amis (qui ont la tête sur les épaules) et de me rendre compte que le contenu qu’ils partageaient en toute bonne foi provenait d’une source douteuse. Une fois l’erreur ou l’intox reconnue, combien de personnes ont tout de même vu ce contenu avant de savoir qu’il n’était pas fiable ? C’est à chacun de nous d’être vigilant sur ce point et donc de sensibiliser notre entourage aux bonnes pratiques.

Professionnellement je pense qu’il est évidemment dans nos cordes de bibliothécaires d’avoir un œil sur cette importante question. Notre public est tous les jours soumis à des recherches plus ou moins hasardeuses sur le net et sur les réseaux sociaux et il est très intéressant pour nous de continuer à se positionner comme des professionnels de la recherche documentaire, notamment dans le cadre des nombreux ateliers autour du numérique qui existent. Peu importe le support, seul le résultat compte. 😉

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