couv-apocalypsezombieVous en avez marre des vieilles histoires de zombies ? Vous avez fait une overdose de Walking dead, des héros moralisateurs gerbants ?  Ce livre est fait pour vous !

Parmi mes envies pour 2017, introduire un peu de littérature dans le blog et partager quelques coups de cœur. C’est aujourd’hui chose faite ! En espérant que mes propositions puissent vous inspirer. 😉

Le pitch  de départ c’est la fin du monde, les zombies sont apparus sans qu’on sache pourquoi. A Paris, dans un squat sur les hauteurs de Montmartre, le club des punks va t-il résister à cette apocalypse ? Il va falloir rationner bières et acides !

Pourquoi ça m’a plu : le scénario est plein de surprises et propose une belle alternative aux traditionnelles « zombinades ». Si le nom de certains personnages (mange-poubelle à tout hasard) m’ont fait craindre au démarrage  le trop plein de clichés, ce n’est finalement pas le sentiment qui ressort. Bon, je dois admettre que je suis assez ignare en question anarchopunk, mais l’auteur sait de quoi il parle puisqu’il fut lui même chanteur dans un groupe punk, ce qui ne veut pas dire qu’il oublie de moquer gentiment ses personnages de temps à autre.

Tout commence par un beau bras d’honneur à la survie avec une montée de la tour Eiffel… pour y accrocher le drapeau des anarchistes. Pas question d’abandonner ses idéaux sous couvert de fin du monde non mais ! Le ton est donné : le combat des personnages sera celui des derniers punks contre les derniers capitalistes. Le début se permet aussi une petite parodie de roman zombie : les personnages meurent les uns après les autres et avant la page 100 on se demande bien comment l’histoire va pouvoir continuer… Je ne vous en dirai pas plus au risque de vous gâcher le plaisir.

Mais là où le récit tire son épingle du jeu c’est par la musique. Car le roman est rempli de de références mais apporte aussi un tout nouvel éclairage sur la question zombie : ces derniers sont sensibles à la musique ! Voilà de quoi amener des situations des plus  intéressantes et inattendues. En revanche, le délire hallucinogène qui guide nos héros m’a laissée un peu plus dubitative, à l’instar des punks eux même d’ailleurs, je vous laisse juge sur ce point.

Le club des punks contre l’apocalypse zombie est donc une belle découverte que je ne saurais trop vous recommander si vous voulez vous marrer en musique et dans les viscères putréfiées. On ne lâche pas le roman et l’écriture, très familière, est une bonne immersion aussi.

Le club des punks contre l’apocalypse zombie, de Karim Berrouka, édité par Actu SF (2016), 18€.

 

Publicités